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Le Conseil de l’Entente, par la volonté conjuguée des Chefs d’Etat des pays membres, est désormais lancé sur les rails de la réflexion politique et économique dans l’intérêt supérieur des populations des pays membres.
L’Hôtel Président, sis à Yamoussoukro, Capitale politique de la Côte d’Ivoire, abrite à ce titre, ce samedi 11 juillet 2009, la conférence au sommet des Chefs d’Etat de l’Institution, aux fins de la sortir de la léthargie dans laquelle elle était plongée depuis au moins 10 ans.
C’est donc, pour «se saisir des questions capitales pour la renaissance de cette Institution, et la rendre, le plus tôt possible, très performante dans l’intérêt de notre Sous-région», selon les termes du Président Yayi Boni du Bénin, que les Chefs d’Etats des pays membres ont effectué le déplacement de Yamoussoukro, ce jour.
Tour à tour, leurs Excellences Blaise Compaoré du Burkina Faso ; Faure Gnassingbé du Togo ; Ahmadou Toumani Touré du Mali ; et Yayi Boni du Benin, ont été accueillis par leur homologue Ivoirien. Après les honneurs militaires dus à leur rang et les civilités reçues des Présidents des Institutions, des Membres du Gouvernement ainsi que de la haute hiérarchie militaire, les hôtes de Laurent Gbagbo ont serré plusieurs autres mains, avant de prendre place au salon d’honneur, d’où ils ont livré leurs premières impressions relativement à l’évènement qui les réunit ce samedi à Yamoussoukro.
LIRE L’INTEGRALITE DES INTERVENTIONS DES PRESIDENTS :
BLAISE COMPAORE (BURKINA FASO)…
«Lorsque nous arrivons sur cette terre de Côte d’Ivoire, et particulièrement à Yamoussoukro, vous devez bien imaginer que nous avons d’abord une pensée très pieuse pour notre cher regretté le Président Félix Houphouët-Boigny. Mes premiers mots sont des mots de gratitude à l’endroit du Président Laurent Gbagbo qui nous a invités pour, à la fois, réfléchir sur l’œuvre des pères fondateurs du Conseil de l’Entente, mais aussi, à partir de ce mot «Entente », qui était très précieux pour la construction d’un ensemble à la fois cohérent et pacifique, au début des indépendances, malgré que d’autres Institutions comme l’UEMOA, la CEDEAO sont venus pour accompagner notre ambition de nous réunir fraternellement.
Il s’agit aussi de voir comment le Conseil de l’Entente peut encore se positionner dans notre espace sous-régional avec les objectifs principaux et surtout fondamentaux de rapprocher davantage nos peuples dans un monde en turbulence, avec des problèmes que nous savons très lancinants. Il nous faut, à la fois, aller vers cette solidarité nécessaire, cette fraternisation plus avancée, mais aussi voir concrètement ce que nous pouvons faire pour aider nos populations dans leur quête quotidienne de développement.
Nous allons donc effectivement parler de l’Institution, et des problèmes qui ne lui ont pas permis pendant des années d’avoir des réunions statutaires régulières, et surtout pour dégager de nouveaux objectifs sur le plan institutionnel, organisationnel; mais aussi sur le plan d’objectifs pratiques en harmonie avec le nouvel environnement que nous avons avec l’UEMOA, la CEDEAO…»
… FAURE ESSOMZINA GNASSINGBE (TOGO)…
«C’est un évènement en soi que de réunir les Chefs d’Etat membres du Conseil de l’Entente qui a beaucoup fait pour nos 5 pays ; et à travers lequel la Côte d’Ivoire a pu donner toute la mesure de ses sentiments de solidarité vis-à-vis des autres pays membres. Aujourd’hui, grâce à la persévérance du Président Laurent Gbagbo, nous réussissons enfin à nous retrouver à 5. Le rêve, c’est de ressusciter, de redynamiser cette organisation, de faire le bilan de ces années où nous n’avons pas pu nous réunir, d’essayer de voir les causes et ensemble réfléchir et voir comment cette organisation qui avait une identité propre soit à nouveau et davantage au service de nos populations».
… AMADOU TOUMANI TOURE (MALI)…
«Je suis venu voir le Conseil de l’Entente. Vous savez qu’à un plan, le Mali ne fait pas partie du Conseil de l’Entente. Je me suis toujours posé la question et je n’ai jamais trouvé de réponse à l’absence du Mali au sein de cette Institution.
Lorsqu’on sait que les pays de ce Conseil sont nos voisins les plus immédiats, nos sources d’approvisionnement, nos parents, je n’ai pas compris pourquoi nous sommes absents de cette organisation. Si hier, il y avait des considérations plus idéologiques qui ne disent pas leurs noms, aujourd’hui, les réalités sont économiques. Je pense qu’il est tout à fait normal, que sur invitation de mon aîné, le Président Laurent Gbagbo et du Président Yayi Boni, le Mali vienne voir comment cela se passe au sein de cet Organisme, avec l’espoir qu’il fera un jour partie du Conseil de l’Entente».
… ET YAYI BONI (BENIN)
«Nous sommes venus avec la volonté de renforcer cette vision qu’avaient les Pères fondateurs du Conseil de l’Entente. D’abord, créé à une fin politique avec des défis économiques à relever, le Conseil de l’Entente a pu inscrire dans sa vision, les stratégies d’appui aux réformes économiques des Etats membres. Le Conseil de l’Entente est une Institution qui a fait ses preuves, qui a été efficace, très opérationnelle, mais peut-être silencieuse, et naturellement, elle a été affectée par cette léthargie.
Je voudrais à cette occasion que vous m’offrez, remercier le Président Laurent Gbagbo qui a reconnu l’âme, la culture de la sous-région, la volonté de vivre ensemble et de s’entraider. Je crois que nous devons rendre grâce à Dieu car aujourd’hui est un jour de renaissance pour le Conseil de l’Entente.
La Conférence est supposée se saisir des questions capitales pour la renaissance de cette Institution, et la rendre, le plus tôt possible, très performante dans l’intérêt de notre Sous-région».
Après ces propos, Laurent Gbagbo et ses hôtes ont mis le cap sur l’Hôtel Président, réceptif qui a abrité le sommet. 4 allocutions y ont été délivrées à l’occasion. Il s’agit de celle de la Représentante du Maire de Yamoussoukro, qui s’est félicitée du choix porté sur sa ville pour abriter ce sommet d’envergure ; de M. Téti Kéké Magloire, Secrétaire Général du Conseil de l’Entente et Secrétaire administratif du Fonds d’Entraide et de Garantie des Emprunts dudit Conseil (FEGECE). Ce dernier a souhaité que des délibérations, naissent des résolutions susceptibles de redynamiser de façon pérenne l’organisation.
Dans son mot de bienvenue, le Président Laurent Gbagbo, a, pour sa part, réitéré sa volonté de voir la sous-région vivre une intégration vraie, puis s’est félicité de la renaissance du Conseil de l’Entente. «Depuis les paysans, les éleveurs, les commerçants, les hommes d’affaires, jusqu’aux Ministres et aux Chefs d’Etat, nous circulons et sommes dans le même espace. La plus vieille Institution de cette espace était tombée en léthargie pendant au moins 10 ans. Nous sommes réunis aujourd’hui, soit pour lui donner l’extrême onction, soit pour prononcer la phrase qui va la réveiller».
S.E.M. Yayi Boni, Président en Exercice du Conseil de l’Entente, a, lui, ouvert les travaux du sommet, en appelant à une prise de conscience collective. «Cette rencontre marque un nouveau départ pour les activités de notre Institution commune. Les mutations qui caractérisent notre monde contemporain, doivent emmener le Conseil de l’Entente à s’adapter aux exigences et reformes structurelles nécessaires pour lui permettre de réaliser ces nobles ambitions».
Notons qu’une réunion des Experts (du 6 au 7 juillet 2009), et une autre des Ministres (8 au 9 juillet 2009) ont précédé cette conférence au sommet des Chefs d’Etat qui a été sanctionnée par un communiqué final lu, aux environs de 18h50 GMT, par M. Goundé Adadja Désiré, Ministre de la Communication et des NTIC du Bénin. Les motions de remerciements ont, quant à elles, été lues par le Président Faure Gnassingbé du Togo. Après quoi, les hôtes du Président Laurent Gbagbo ont regagné leurs pays respectifs, heureux d’avoir posé les bases et pris des résolutions qui adapteront aux normes internationales le Conseil de l’Entente et son Institution spécialisée (le FEGECE), afin que celle-ci s’impose dans le sens d’une plus grande efficacité dans l’accomplissement de ses objectifs.
Rappelons enfin, que le Président Mamadou Tandja du Niger, pays membre, est représenté à ce sommet par son Ambassadeur près la République de Côte d’Ivoire, S.E.M. Yacouba Bakane. Le Président de la République du Mali, Président en Exercice de l’UEMOA, fait, quant à lui, doublement office d’invité spécial et d’observateur.
Crée le 29 mai 1959 à Abidjan par 4 Etats, notamment le Niger, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Burkina Faso, rejoints en 1966 par le Togo, le Conseil de l’Entente a un volet politique, avec les rencontres des Chefs d’Etat, où les questions politiques sont débattues ; et un volet développement, géré par le Fonds d’Entraide et de Garantie des Emprunts dudit Conseil.
Ce Fonds d’entraide assure tous les aspects de développement socio-économiques (Agriculture, Tourisme, Hydraulique villageoise, logements sociaux, etc.) dans les Etats membres. Il est localisé à Abidjan avec un budget d’un montant de 1,7 milliard de FCFA, et est dirigé par l’Ivoirien M. Téti Kéké Magloire.
De nos Envoyés Spéciaux à Yamoussoukro
AZIA Varlet (Texte) et Aubin KOUAKOU (Photos)
LIRE LE COMMUNIQUE FINAL AYANT SANCTIONNE LES TRAVAUX DE LA CONFERENCE
1- La Conférence des Chefs d’Etat des pays membres du Conseil de l’Entente s’est tenue à Yamoussoukro en République de Côte d’Ivoire, le 11 Juillet 2009 sous la présidence de Son Excellence Docteur Boni YAYI, Président de la République du Bénin, Président en Exercice du Conseil de l’Entente.
2- Ont participé à cette Conférence, les Présidents des pays ci-après :
- Son Excellence Docteur Boni YAYI, Président de la République du Bénin,
- Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE,
Président du Burkina Faso,
- Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO,
Président de la République de Côte d’Ivoire,
- Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE,
Président de la République Togolaise,
- Son Excellence Monsieur Yacouba BAKANE, Ambassadeur de la République du Niger en Côte d’Ivoire, Représentant Son Excellence Monsieur Mamadou TANDJA, Président de la République du Niger.
3- Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali, a pris part aux travaux en qualité d’invité spécial du Sommet.
4- Au cours de leurs travaux, les Chefs d’Etat se sont préoccupés des questions politiques touchant à la paix, à la sécurité et à la stabilité de la sous-région, du continent africain et du monde.
5- En ce qui concerne la sous - région, ils ont réitéré leur engagement ferme au renforcement de la paix, de la sécurité et de la stabilité, conditions essentielles d’un développement économique durable.
6- Dans ce cadre, ils ont déploré la persistance de la circulation illicite des armes légères, le trafic des êtres humains et de la drogue qui ont pour conséquence la recrudescence du grand banditisme. Ils ont, à cet effet, préconisé des mesures propres à juguler ce phénomène et ont demandé la mise en œuvre effective par les Etats membres, de la Convention d’Assistance et de Coopération en matière de Sécurité, signé à Kara au Togo le 20 Février 1996.
7- Ils se sont, par ailleurs, félicités de la tenue du premier tour de l’élection présidentielle en Guinée-Bissau et ont encouragé les acteurs politiques dans leurs efforts en vue d’assurer un second tour dans la transparence et la paix. A cet égard, ils ont exprimé la disponibilité du Conseil de l’Entente à soutenir ces efforts.
8- En ce qui concerne la situation en République de Guinée, les Chefs d’Etat encouragent les autorités guinéennes à respecter leurs engagements en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel.
9- Appréciant la vie politique dans les pays membres, les Chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement pour la poursuite harmonieuse d’un processus démocratique dans la sous - région.
Dans ce cadre, ils ont salué les progrès réalisés dans le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire. Ils ont félicité Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso, Facilitateur du dialogue direct inter - ivoirien pour son action efficace dans la résolution de cette crise. Ils ont encouragé les acteurs politiques ivoiriens à poursuivre le dialogue et la concertation en vue d’un retour définitif à la paix.
Ils ont également salué les réformes politiques engagées par les autorités togolaises ; ils les ont encouragées à les poursuivre en vue de parvenir à des élections présidentielles transparentes et sans violence. Ils ont renouvelé leurs félicitations au Président Blaise COMPAORE pour son engagement constant en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité sous-régionale et pour l’efficacité de sa facilitation.
10- S’agissant de la situation politique au Niger, les Chefs d’Etat ont invité l’ensemble des acteurs au dialogue.
11- Au regard des crises financière, énergétique et alimentaire mondiales dont les effets entravent les efforts de développement des pays membres du Conseil de l’Entente, les Chefs d’Etat ont rappelé la nécessité de rechercher des solutions concertées et d’intensifier leur coopération dans ce sens.
12- Abordant les activités opérationnelles du Conseil de l’Entente, les Chefs d’Etat ont procédé à une évaluation de la mise en œuvre des décisions prises lors de leur dernier Sommet extraordinaire tenu au Burkina Faso le 17 janvier 2008.
A cet égard, ils ont entendu le rapport du Secrétaire Général ainsi que le rapport du Conseil des Ministres assorti de recommandations. Ils se sont félicités de la qualité des travaux et ont apprécié la pertinence des recommandations.
13- Les Chefs d’Etat ont salué les efforts faits par les Etats membres en vue de sauvegarder et de relancer le Conseil de l’Entente et ses Institutions spécialisées qui constituent de précieux outils d’intégration sous régionale.
14- Les Chefs d’Etat se sont préoccupés de la situation financière précaire et des problèmes d’ordre institutionnel du Conseil de l’Entente qui entravent son bon fonctionnement et la réalisation de ses programmes.
Aussi, se sont-ils engagés à procéder à une réforme en profondeur de l’Institution.
A cet effet, ils ont décidé de commettre un cabinet spécialisé en vue d’effectuer un audit institutionnel, organisationnel et de gestion dont les recommandations devront être soumises au Conseil des Ministres au plus tard en décembre 2009.
En attendant la mise en œuvre de ladite réforme, ils ont institué une période transitoire allant de juillet 2009 à mai 2010 en vue de relancer les activités du Conseil de l’Entente, assorties de mesures conservatoires.
Pour ce faire, le Secrétariat Général doit évaluer les ressources nécessaires pour le financement des ses activités.
La République de Côte d’ivoire s’est engagée à accompagner le Secrétariat Général pour conduire le processus à terme.
15- S’agissant du Fonds d’Entraide et de Garantie du Conseil de l’Entente, les Chefs d’Etat ont instruit le Secrétaire Général aux fins de l’accélération et la finalisation de l’audit comptable et financier en cours dans un délai de deux semaines. Le rapport doit être validé par le Secrétariat général dans un délai de deux mois, sous la supervision d’un Comité de trois Ministres (Bénin, Burkina Faso et Côte d’Ivoire) appuyé par les Experts qualifiés dans le domaine.
16- Concernant le Centre Régional de Formation et d’Entretien Routier (CERFER), les Chefs d’Etat ont réaffirmé son importance et son utilité.
Ils ont instruit le Secrétaire Général aux fins d’engager un audit du CERFER dans le cadre de l’audit institutionnel, organisationnel et de gestion du Conseil de l’Entente.
Par ailleurs, ils ont demandé au Secrétaire Général de faire le point de l’ensemble des Institutions spécialisées, projets et programmes du Conseil de l’Entente.
17- Quant au patrimoine immobilier du Conseil de l’Entente à Ouagadougou, les Chefs d’Etat ont marqué leur accord de principe pour sa cession à l’UEMOA. Toutefois, ils ont demandé au Secrétaire Général de prendre les mesures nécessaires en vue d’optimiser la transaction avec l’UEMOA dans le respect des textes et procédures en vigueur au niveau des deux Institutions.
18-Enfin, les Chefs d’Etat ont décidé de doter l’Institution d’un hymne propre et de célébrer le cinquantenaire de son existence lors du prochain Sommet.
19- A l’issue des travaux, les Chefs d’Etat ont rendu un vibrant hommage à Son Excellence Docteur Boni YAYI, Président de la République du Bénin pour ses efforts soutenus en vue de permettre au Conseil de l’Entente de continuer à fonctionner.
Ils ont encouragé le Secrétaire Général à poursuivre l’œuvre de reforme du Conseil de l’Entente.
20- Les Chefs d’Etat ont décidé de tenir leur prochaine Conférence au cours du dernier trimestre de l’année 2009 à Cotonou au Bénin.
21- Au terme des travaux qui se sont déroulés dans une atmosphère empreinte de cordialité et de compréhension mutuelle, les Chefs d’Etat de la République du Bénin, du Burkina Faso, de la République du Niger et de la République Togolaise ont exprimé leurs sincères remerciements à son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, au Gouvernement et au Peuple ivoiriens pour l’accueil chaleureux et authentiquement africain, qui a été réservé à toutes les délégations et pour les excellentes conditions de travail qui leur ont été offertes.
Fait à Yamoussoukro, le 11 Juillet 2009
Pour la Conférence,
Le Président en exercice
Son Excellence Docteur Boni YAYI
Président de la République du Bénin
MOTION DE REMERCIEMENTS
Les Chefs d’Etat de la République du Bénin, du Burkina Faso, de la République du Niger, de la République Togolaise réunis à Yamoussoukro le 11 juillet 2009 à l’occasion du Sommet des Chefs d’Etat des pays membres du Conseil de l’Entente, très sensibles à l’accueil chaleureux et fraternel, qui leur a été réservé, ainsi que l’attention toute particulière dont leurs délégations et eux-mêmes ont été l’objet durant leur séjour à Yamoussoukro, expriment leur gratitude à Son excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, au Gouvernement et au peuple ivoiriens, pour leur généreuse hospitalité.
Fait à Yamoussoukro, le 11 Juillet 2009.
MOTION DE REMERCIEMENTS A L’ENDROIT DU PRESIDENT DU MALI, SON EXCELLENCE MONSIEUR AMADOU TOUMANI TOURE
Conscients que l’Intégration Africaine ne peut s’opérer qu’à partir des Organisations sous régionales Africaines,
Ayant à l’esprit les objectifs d’Intégration du Conseil de l’Entente contenus dans sa Charte, les Chefs d’Etat de la République du Bénin, du Burkina Faso, de la République de Côte d’Ivoire, de la République du Niger, et de la République Togolaise, réunis à Yamoussoukro à l’occasion de la session ordinaire de leur Conférence, expriment leurs vifs remerciements à Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali pour sa participation à ce Sommet en qualité d’invité spécial.
Les Chefs d’Etat de la République du Bénin, du Burkina Faso, de la République de Côte d’Ivoire, de la République du Niger, et de la République Togolaise, considèrent sa présence comme une marque d’adhésion aux idéaux du Conseil de l’Entente et l’invitent en conséquence à se joindre à eux dans leurs efforts de reconstruction d’un Conseil de l’Entente rénové.
Yamoussoukro, le 11 Juillet 2009
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